139. Élie, prophète au zèle de feu

Élie est la figure prophétique de référence. « Élie est un météore : à l’improviste il déchire le ciel, sillonne l’azur en une courte parabole de feu et soudain disparaît ». Sa ferme obéissance aux ordres divins, sa puissance, qui n’est autre que celle de Dieu, sont la marque de son ministère prophétique. Il n’a pas laissé d’écrits, il n’est pas poète, il n’a pas enrichi la religion et la littérature d’Israël d’idées, formulations ou intuitions nouvelles, à la manière d’un Isaïe ou d’un Jérémie. Et pourtant Élie est considéré comme le plus grand des prophètes d’Israël.
Il est aussi une figure annonciatrice de Jésus : « Comme Élie, Jésus est un prophète du chemin. Tous les deux parcourent Israël du nord au sud, avec parfois des incursions dans des pays païens; ces déplacements fournissent autant d’occasions pour des conversions, des rencontres fortuites : tous les deux sont allés au-devant du peuple. Ils ont exigé de leurs disciples le choix radical de les suivre même si cela divise les familles. N’ayant rien écrit eux-mêmes, ils ont laissé à leurs disciples le soin de perpétuer leur mémoire ».


CONTENU

I. LE DÉFENSEUR DE L’HÉRITAGE DU SEIGNEUR
Élie et Moïse
Moïse et Élie sont présents lors de la Transfiguration du Christ
Cette présence a valeur de symbole
La mission d’Élie : la restauration de l’Alliance mosaïque dans son intégrité primitive
Le contexte historique
Le schisme
La maison d’Omri
Jézabel et le culte de Baal
La sécheresse
Kerit et Sarepta
Le torrent de Kérith
Sarepta

II. LE SACRIFICE SUR LE CARMEL
La préparation
La rencontre d’Obadiahu
La rencontre avec Achab
Le duel sur le Carmel
La date et le lieu
La proposition d’une démonstration claire
La confrontation avec les prophètes de Baal
Le prodige du feu
Réflexion. Quel est le zèle véritable ?
La prière d’Élie pour le retour de la pluie

III. LA THÉOPHANIE SUR L’HOREB
Les menaces de Jézabel et la panique d’Élie
La crise de découragement d’Élie
Un pèlerinage vers l’Horeb
La théophanie, manifestation divine
La présence silencieuse de Dieu
L’entretien entre Yahvé et Élie

IV. L’ENLÈVEMENT D’ÉLIE
Voyage vers le mystère
Le prodige de la traversée du Jourdain
L’assainissement des eaux de Jéricho
Les enfants de Béthel
Que je reçoive une double part de l’esprit que tu as reçu !
L’enlèvement d’Élie, une théophanie
L’implication directe d’Élisée dans l’événement
L’octroi du manteau d’Élie
La fin d’Élie calquée sur la fin de Moïse
Une annonce de la résurrection ?

V. ÉLIE DANS LE N.T.
Une vénération croissante d’Élie
De multiples textes évangéliques
La personne de Jean-Baptiste est rapprochée du prophète Élie
L’évangile de Luc établit un parallèle entre le Christ et Élie
Dans les écrits johanniques
Jésus plus qu’Élie

CONCLUSION. Éloge d’Élie


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Joseph

avec Philippe Lefebvre, o.p.

Une série de quatre vidéos pour mieux découvrir la figure de saint Joseph et la place unique qu’il occupe dans le mystère de l’Incarnation : « le nom de Joseph », « Joseph époux de Marie », « Joseph solidaire de Marie » et « Joseph comme père ».

Les noms ne sont jamais donnés au hasard. C’est vrai pour Jésus — « Dieu sauve » — que nous nous préparons à accueillir à Noël. Et c’est vrai aussi pour Joseph, son père, compagnon discret mais essentiel de l’attente.

Dans cette première vidéo, le frère Philippe Lefebvre nous introduit au thème de cette année. Notre exégète, avec sa clarté et sa vivacité pédagogiques, montre comment le père de Jésus, Joseph, est celui qui est destiné de toute éternité à nous donner un fils qui vient de Dieu.

Le frère frère Philippe Lefebvre nous révèle cette incroyable prodigalité de Dieu : notre Seigneur n’est pas seulement celui qui donne mais celui qui donne encore plus ! Chacun de nous peut certes recevoir pendant cet avent ce que Dieu veut lui offrir, mais encore plus que ce que nous espérons : la paix, la joie, l’émerveillement.

Si Joseph est père, il est aussi époux, mais de manière bien particulière. Un parallèle peut nous aider : Joseph, le premier songeur du Nouveau Testament, nous rappelle Adam, le premier endormi de l’Ancien. Après ces deux nuits, des hommes donnent un nouveau sens à leur vie grâce à une femme menée par Dieu. Voilà un rapprochement inattendu qui nous aide à mesurer le rôle indispensable d’une épouse auprès de son mari – y compris dans la vie spirituelle. Aujourd’hui, le frère Philippe Lefebvre met en lumière ces détails de l’Évangile qui révèlent le rôle de Dieu dans la vie de couple.

Comment Joseph a-t-il pu prendre en mariage une femme qui attendait déjà un enfant ? À cette époque l’adultère était passible de mort ! Dieu lui a donné le courage de prendre chez lui une paria. Cette solidarité avec les marginaux, avec ceux qui sont hors-la-loi ce sera le choix de Jésus tout au long de sa vie, jusque sur la croix. Noël annonce ainsi Pâques : c’est ce que nous indiquent aussi les lieux que Joseph et Marie vont traverser. Dans cette vidéo, le frère Philippe Lefebvre – avec son génie pour dévoiler les secrets bibliques – nous montre comment Marie et Joseph manifestent la miséricorde de Dieu.

Comment parler de la paternité de Joseph alors que Jésus est le Fils de Dieu ? Pourtant, Joseph a bien été pour Jésus une véritable référence humaine, aux yeux de l’enfant comme aux yeux de l’entourage. Comme un père, il souffre lorsque Jésus s’éloigne. La Bible, depuis Abraham, regorge de figures paternelles, mais toutes sont marquées par la fragilité. Alors, si la paternité n’a rien d’évident, quand devient-on vraiment père ? Dans cette vidéo, le frère Philippe Lefebvre nous dévoile le trésor psychologique de la Bible concernant la paternité.

La Bible peut-elle dénouer la situation politique en France ?

James WOODY, pasteur de l’église protestante unie de France, au temple d’Auteuil (Paris XVIe). Auteur de La liberté et les premiers rois d’Israël (Cerf)

On l’oublie trop souvent, la Bible a été une source de réflexions sur la liberté, le pouvoir et les régimes politiques, relayées par des philosophes politiques de l’époque contemporaine, comme Thomas Hobbes ou John Locke, qui connaissaient fort bien les Ecritures. Dans une société laïque, est-il légitime d’utiliser les textes bibliques pour s’interroger sur un sujet à caractère politique ? Car les questions spirituelles soulevées par les textes bibliques ne sont pas séparables des questions contemporaines, de notre marche du monde, malgré le temps qui nous sépare de la rédaction de ces textes. La Bible avait ainsi pensé le rôle de l’opposition, le “voile d’ignorance” dont chaque député devrait s’envelopper pour faire la loi, et bien sûr la séparation des pouvoirs que reprendra ensuite Montesquieu.


Comment sauver la liberté ? C’est la question à laquelle sont confrontés, dans la Bible, ceux qui sont attachés à l’intérêt général, face aux responsables politiques qui tiennent à leur pouvoir. Aujourd’hui, c’est à cette même question que James Woody répond en étudiant les premiers rois d’Israël, Saül, David et Salomon, des troubles sociaux que leurs règnes ont causés aux alternatives politiques qu’ils ont suscitées.
Cette relecture théologique montre comment la Bible pose les fondements de la révolution démocratique du xviiie siècle : la séparation des pouvoirs, la formation d’une opposition, le caractère structurant de la loi. Et plus généralement que la Bible a pensé la démocratie libérale avant les philosophes.
Une réflexion inspirée, plus que jamais d’actualité, pour résister aux tentations contemporaines des dérives sécuritaires et agir en faveur de la liberté.


Pasteur de l’Église protestante unie de France, James Woody a étudié la théologie à Paris, Strasbourg et Montpellier, ainsi qu’à l’École biblique de Jérusalem. Il s’est fait connaître du grand public par la publication de Vivre la liberté paru au Cerf en 2017.

138. Jésus et le bon larron

Nous connaissons cette scène des deux brigands crucifiés aux côtés de Jésus. Elle est beaucoup plus développée chez Luc que chez les deux autres synoptiques. Matthieu (27, 44) et Marc (15, 32) rapportent en un seul verset que ses deux compagnons d’infortune l’injurient. Or, Luc fait entendre ce que chacun exprime au Seigneur.

Cet épisode illustre en concentré ce qui s’est passé tout au long du ministère de Jésus : certains se sont fermés à sa proclamation, tandis que d’autres l’ont accueillie avec foi et ont reçu le don du salut. Luc montre que ce scénario s’est poursuivi jusqu’à sa mort. Ces deux hommes représentent ainsi deux types d’attitude, négative et positive, à l’égard de Jésus. La supplication du bon larron met en lumière un aspect caractéristique de la théologie du salut de Luc : le fruit de la croix est la conversion.

Le Bon Larron a donc un message pour les hommes et les femmes d’aujourd’hui, qui se demandent : « Pourquoi vivre ? À quoi bon vivre? Y a-t-il une espérance? » Le Bon Larron nous plonge au cœur du message évangélique. Il nous ramène au mystère de Jésus crucifié et nous rappelle que, pour ressusciter avec lui et renaître avec lui dans la gloire, il nous faut, de quelque manière, accepter et accueillir la croix, quelle qu’en soit la forme…

Il nous entraîne dans une spiritualité qui, par la contemplation du Christ en sa Passion, en sa mort et en sa résurrection, redonne toute sa place au mystère de la Rédemption, au mystère du vendredi saint et de Pâques, qui est le centre et l’essentiel du christianisme.


CONTENU

I. JÉSUS EN MISSION JUSQU’À SON DERNIER SOUFFLE
Réactions contrastées de la part des Juifs
Railleries des soldats romains
L’inscription au-dessus de la tête de Jésus
Les crucifiés prennent position
Le premier malfaiteur
Le second malfaiteur
La conversion tardive d’un malfaiteur
Jamais trop tard pour la miséricorde
En mission jusqu’à son dernier souffle

II. LES DEUX LARRONS AUPRÈS DE JÉSUS
Quelques questions
Qui étaient-ils ?
Sédition en ville, arrestation et emprisonnement des émeutiers
Dans le prétoire
Ce que les larrons ont pu entendre au prétoire
Pas lui, mais Barabbas !
La déclaration de Jésus
Les paroles des larrons
Condamnés à mort selon le droit romain
Douloureusement flagellés
Les ultimes préparatifs
Le pitoyable cortège
Au Golgotha
Crurifragium : agonie et mort
Sépulture

III. ANALYSES EXÉGÉTIQUES
L’organisation du récit de Luc
La composition et son sens
La scène et sa fonction dans le récit de la Passion selon Luc
La présentation narrative combine trois fils rouges
Jésus prophète
Le salut par la rémission des péchés
Le salut des ennemis et des lâches
Compté au nombre des hors-la-loi
Le repentir : reconnaître sa faute et craindre Dieu
Il disait : Jésus, souviens-toi
En vérité, je te le dis : aujourd’hui

CONCLUSION. On ne se sauve pas soi-même

ANNEXES
Les noms attribués aux deux larrons
Le seul saint canonisé par Jésus
Le salut est offert aux pauvres
L’espérance en la miséricorde
Florilège des écrits de St Jean Chrysostome (+ 407)


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