142. L’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem

Chaque année, nous revivons ce moment lors de la célébration du dimanche de la Passion et des rameaux. Nous proclamons cet évangile sur le parvis de nos églises avant de rentrer en procession en acclamant la Seigneurie de Jésus.

Nous savons bien qu’il existe quatre versions différentes, quatre récits évangéliques; la liturgie est là pour nous en offrir les versions diversifiées. Il est très intéressant de pouvoir les comparer, et de voir à quel point chaque évangéliste accomplit son petit travail rédactionnel.

C’est l’exercice que je vous propose dans cette petite école biblique qui reprend des études de différents biblistes. C’est l’occasion, en même temps, de mieux comprendre comment Jésus accomplit les prophéties, un souci cher à Matthieu.

« Il veut que son cheminement et son agir soient compris selon les promesses de l’Ancien Testament, qui, en lui, deviennent réalité. L’Ancien Testament parle de lui – et inversement : il agit et il vit dans la Parole de Dieu, et non selon des programmes et des désirs qui seraient siens. Son exigence se fonde sur l’obéissance face à l’ordre du Père. Son cheminement est un cheminement à l’intérieur de la Parole de Dieu ».

On comprend alors que Jésus ait pu faire dire à ses disciples à la recherche de l’ânon : « Le Seigneur en a besoin »…


CONTENU

Synopse du texte évangélique
La place de cet épisode dans les évangiles
Ce que les quatre récits ont en commun

I. ÉVANGILE DE MARC
Texte de Marc 11, 1-10
Un récit qui tourne court
Pour situer l’épisode
Entrée triomphale ?
Une entrée-sortie
Une épiphanie modeste
Le Seigneur en a besoin

II. ÉVANGILE DE MATTHIEU
Texte de Matthieu 21, 1-17
Plusieurs caractéristiques de Matthieu
La venue du roi humble à Sion
La montée à Jérusalem
La citation d’accomplissement — v. 4-5
L’ânesse et l’ânon
La reconnaissance messianique de Jésus
Hosanna aux plus hauts — v. 9
La ville en séisme — v. 10-11
L’affrontement de Jésus dans le Temple
Jésus dans le Temple — v. 12-13
Les aveugles et les boiteux — v. 14
Les enfants dans le Temple — v. 15-16
La louange de la bouche des tout-petits et des nourrissons — v. 16
Les quittant, il sortit — v. 17

III. ÉVANGILE DE LUC
Texte de Luc 19, 28-48
La trame du récit de Luc
Un voyage qui n’en finit pas
L’arrivée du Roi — 19, 28-40
Lamentation sur Jérusalem — 19, 41-44
L’entrée dans le temple — 19, 45-48

III. ÉVANGILE DE JEAN
Texte de Jean 12, 12-19
Les différences majeures avec les Synoptiques
Les acclamations de la foule
Le Roi d’Israël
Les rameaux de palmier
Le souvenir des disciples
Les chapitres 11 et 12
Lazare
L’onction à Béthanie
L’accueil triomphal
La recomposition johannique

CONCLUSION. Béni soit celui qui vient


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Léon XIV relance l’élan de «Dei Verbum» pour une Église à l’écoute de la Parole

Depuis le début de l’année, le Pape a entrepris une série de catéchèses consacrées au Concile Vatican II, événement majeur qui a profondément renouvelé la vie et la mission de l’Église catholique. Au centre de cette relecture figure la constitution dogmatique Dei Verbum, promulguée en 1965. Pour le doyen de la Faculté de Sciences Bibliques (Biblicum) de l’Université Pontificale Grégorienne de Rome, le père Paul Béré S.J., «Dei verbum est en quelque sorte l’âme de la vie de l’Église».

Entretien réalisé par Augustine Asta – Cité du Vatican. Site Vatican News

La constitution dogmatique Dei Verbum, promulguée en 1965 et consacrée à la Révélation divine est un texte fondateur qui expose la compréhension catholique de la Parole de Dieu: un Dieu qui ne demeure pas lointain, mais qui se communique à l’humanité à travers l’histoire, par des paroles et des actes, culminant dans la personne de Jésus-Christ. En invitant les fidèles à redécouvrir dans ses catéchèses les documents conciliaires, explique le doyen de la Faculté de Sciences Bibliques (Biblicum) de l’Université Pontificale Grégorienne de Rome, le père Paul Béré S.J., dans un entretien accordé aux médias du Vatican, «le Pape Léon XIV inscrit son action dans la continuité de la dynamique synodale, soulignant que l’écoute de la Parole concerne tout le peuple de Dieu». 

Dei Verbum, poursuit-il, a marqué un tournant décisif dans le rapport de l’Église à la Bible. Le Concile, a en effet, reconnu la légitimité et la nécessité d’une étude scientifique des textes bibliques, considérée comme un appui au discernement ecclésial. La Révélation n’est plus envisagée uniquement comme un ensemble de vérités abstraites, mais comme une histoire vivante dans laquelle Dieu agit. La Bible devient dès lors «l’âme» de la théologie et le cœur de la vie ecclésiale, inspirant la liturgie, la catéchèse et l’apostolat biblique. Cette ouverture a favorisé un accès plus large des fidèles aux Écritures, encourageant la lecture personnelle, la méditation et la prière.

Plus de soixante ans après sa promulgation, le texte demeure toujours d’actualité. Il invite, estime le père Béré, à une lecture incarnée et inculturée de la Bible: si le Christ est le centre de la Révélation, c’est parce qu’en lui la Parole s’est faite chair et continue de rejoindre chaque culture et chaque époque. Refuser cette Parole reviendrait, souligne le prêtre burkinabé, à «éteindre la lumière qui éclaire la marche de l’humanité». Au contraire, s’y «replonger permet de retrouver une profondeur historique et spirituelle face aux défis contemporains, des mutations technologiques aux crises sociales», détaille-t-il.

Relire Dei Verbum aujourd’hui «apparaît ainsi comme un chemin de renouveau, pour une Église et un monde appelés à redécouvrir la force toujours vivante de la Parole de Dieu», détaille encorele religieux. 

Père Paul Béré: «Dei verbum est en quelque sorte l’âme de la vie de l’Église»

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La parole de Dieu est une source inépuisable

COMMENTAIRE DE SAINT ÉPHREM SUR L’ÉVANGILE

Qui donc est capable de comprendre toute la richesse d’une seule de tes paroles, Seigneur ? Ce que nous en comprenons est bien moindre que ce que nous en laissons ; comme des gens assoiffés qui boivent à une source. Les perspectives de ta parole sont nombreuses, comme sont nombreuses les orientations de ceux qui l’étudient. Le Seigneur a coloré sa parole de multiples beautés, pour que chacun de ceux qui la scrutent puisse contempler ce qu’il aime. Et dans sa parole il a caché tous les trésors, pour que chacun de nous trouve une richesse dans ce qu’il médite.

La parole de Dieu est un arbre de vie qui, de tous côtés, te présente des fruits bénis ; elle est comme ce rocher qui s’est ouvert dans le désert pour offrir à tous les hommes une boisson spirituelle. Selon l’Apôtre, ils ont mangé un aliment spirituel, ils ont bu à une source spirituelle.

Celui qui obtient en partage une de ces richesses ne doit pas croire qu’il y a seulement, dans la parole de Dieu, ce qu’il y trouve. Il doit comprendre au contraire qu’il a été capable d’y découvrir une seule chose parmi bien d’autres. Enrichi par la parole, il ne doit pas croire que celle-ci est appauvrie ; incapable de l’épuiser, qu’il rende grâce pour sa richesse. Réjouis-toi parce que tu es rassasié, mais ne t’attriste pas de ce qui te dépasse. Celui qui a soif se réjouit de boire, mais il ne s’attriste pas de ne pouvoir épuiser la source. Que la source apaise ta soif, sans que ta soif épuise la source. Si ta soif est étanchée sans que la source soit tarie, tu pourras y boire à nouveau, chaque fois que tu auras soif. Si au contraire, en te rassasiant, tu épuisais la source, ta victoire deviendrait ton malheur.

Rends grâce pour ce que tu as reçu et ne regrette pas ce qui demeure inutilisé. Ce que tu as pris et emporté est ta part ; mais ce qui reste est aussi ton héritage. Ce que tu n’as pas pu recevoir aussitôt, à cause de ta faiblesse, tu le recevras une autre fois, si tu persévères. N’aie donc pas la mauvaise pensée de vouloir prendre d’un seul trait ce qui ne peut être pris en une seule fois ; et ne renonce pas, par négligence, à ce que tu es capable d’absorber peu à peu.

141. Le sommeil

Le sommeil, élément nécessaire et mystérieux de la vie humaine, offre un double aspect : il est repos qui régénère l’homme, et il est plongée dans la nuit ténébreuse. Source de vie et figure de la mort, il présente de ce fait différentes significations.

Nous allons visiter la Bible en trois chapitres successifs :
◆ Quelques pages bibliques nous montrent certains personnages aux prises avec le sommeil, dans des circonstances diverses. Nous prendrons le temps d’observer Adam, Abram, Jacob, David, Assuérus, Joseph, Jésus lui-même, Lazare, Pierre…
◆ Un autre chapitre collationnera la plupart des passages bibliques nous laissant à entendre que Dieu parle et agit dans le sommeil… à condition que nous restions à l’écoute. Il nous parle à travers la lumière de notre conscience, plus rarement à travers des songes.
◆ Une exigence majeure de notre vie chrétienne est de rester éveillés, d’éviter de nous laisser gagner par la somnolence et de tomber dans la tiédeur ou la lassitude : Élie, Jonas, Démas, Eutyque nous sont donnée en exemple…

Pierre, Jacques et Jean, sur la montagne de la Transfiguration, étaient accablés de sommeil. Mais, « restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus » (Lc 9, 32). C’est un réel combat, il faut bien le reconnaître, que celui de « veiller et prier pour ne pas entrer en tentation » (Mt 26, 41).


CONTENU

I. QUELQUES DORMEURS BIBLIQUES
Adam — Gn 2
Abram — Gn 15
Jacob — Gn 28
David — 1 Sm 26
Assuérus — Est 6, 1
Joseph, l’époux de Marie — Mt 1, 20.24
Jésus dans la barque — Mt 8, 23
Pierre à la transfiguration — Lc 9, 32
Lazare — Jn 11, 11
Pierre à Gethsémani — Mc 14, 32-42
Pierre en prison — Ac 12, 1-17

II. DIEU PARLE ET AGIT DANS LE SOMMEIL
Dieu visite ses élus par des songes
Il nous instruit — Ps 31, 3-4.8
Il nous appelle à la conversion — Job 33, 15-18
Il nous garde — Ps 120
Il nous comble — Ps 126
Il nous enthousiasme — Ps 131
Nabuchodonosor troublé par un songe — Dn 2
Darius à l’écoute de sa conscience — Dn 6
Zacharie réveillé par son ange — Za 4, 1-1

III. ATTENTION AU SOMMEIL SPIRITUEL !
L’abandon de Démas — 2 Tm 4, 10
Le prophète Élie
Le prophète Jonas
La parabole des dix vierges — Mt 25, 1
La chute d’Eutyque — Ac 20, 9
Le sommeil et la mort

CONCLUSION. Je dors, mais mon coeur veille


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140. Je crois en l’Esprit Saint

Cette année marque le 1700e anniversaire du premier concile œcuménique chrétien, qui se tint à Nicée, près de Constantinople, en 325 après Jésus Christ.

Je vous propose de continuer à revisiter l’enracinement biblique du Credo. J’ai choisi pour cela de citer des extraits du texte du catéchisme de l’Église Catholique (C.E.C.), dont la première partie porte sur la Profession de Foi. Elle comporte de très nombreuses références bibliques que vous pourrez remettre en contexte en allant lire dans la Bible elle-même.

Après la PEB n° 129, « Je crois en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre », et dans la suite, la PEB n° 134 : « Je crois en Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu », voici la troisième partie : « Je crois en l’Esprit Saint ».

On trouvera en fin de livret un dossier sur le voyage du pape Léon XIV en Turquie et au Liban. Cette commémoration nous offre une occasion unique de réfléchir à la foi commune des chrétiens et de la célébrer, telle qu’elle est exprimée dans le Credo formulé lors de ce concile ; une foi qui, encore aujourd’hui, reste vivante et porte des fruits.


CONTENU

Une révélation progressive
L’une des personnes de la Trinité sainte
Il ne parle pas de lui-même

  1. LA MISSION CONJOINTE DU FILS ET DE L’ESPRIT SAINT
  2. LE NOM, LES SYMBOLES, LES APPELLATIONS DE L’ESPRIT SAINT
    Le nom propre de l’Esprit Saint
    Les appellations de l’Esprit Saint
    Les symboles de l’Esprit Saint
    L’eau
    L’onction
    Le feu
    La nuée et la lumière
    Le sceau
    La main
    Le doigt
    La colombe
  3. L’ESPRIT ET LA PAROLE DE DIEU DANS LE TEMPS DES PROMESSES
    Dans la création
    L’Esprit de la promesse
    Dans les Théophanies et la Loi
    Dans le Royaume et l’Exil
    L’attente du Messie et de son Esprit
  4. L’ESPRIT DU CHRIST DANS LA PLÉNITUDE DU TEMPS
    Jean, Précurseur, Prophète et Baptiste
     » Réjouis-toi, comblée de grâce « 
    Le Christ Jésus
  5. L’ESPRIT ET L’ÉGLISE DANS LES DERNIERS TEMPS
    La Pentecôte
    L’Esprit Saint, le Don de Dieu
    L’Esprit Saint et l’Église

ANNEXE : LÉON XIV À NICÉE

Lettre « Dans l’unité de la foi »

  1. Dans l’unité de la foi
  2. « Commencement de l’évangile de Jésus Christ, Fils de Dieu »
  3. Arius enseignait que Jésus n’est pas vraiment le Fils de Dieu
  4. L’empereur Constantin convoqua un concile oecuménique
  5. Les Pères du Concile témoignèrent de leur fidélité à l’Écriture Sainte et à la Tradition
  6. Dieu né de Dieu, lumière née de la lumière
  7. Pour nous les hommes et pour notre salut
  8. Le roc du credo nicéen fut saint Athanase
  9. La liturgie et la vie chrétienne sont solidement ancrées dans le Credo
  10. Le Credo de Nicée nous invite à un examen de conscience
  11. Au centre du Credo se trouve la profession de foi en Jésus-Christ
  12. La très grande valeur œcuménique du concile de Nicée
    Prière à l’Esprit Saint

Un anniversaire et trois défis
L’importance de saisir l’essence de la foi et le fait d’être chrétiens
L’urgence de redécouvrir dans le Christ le visage de Dieu le Père
La médiation de la foi et le développement de la doctrine

Prière oecuménique à Iznik le 28 novembre 2025
Vidéo de la rencontre
Texte des interventions


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Chaque jour, j'étudie la Bible !