66. C’est sportif !

« Très Saint Père, vous êtes le sportif de Dieu ! » Les plus anciens parmi vous se rappellent peut-être ce mot du Cardinal Marty, archevêque de Paris, à l’adresse du pape Jean-Paul II au stade des Princes, pour la veillée avec les jeunes, le 1er juin 1980. Jean-Paul II était jeune, connu pour faire du sport, mais il allait être visé par un attentat meurtrier un an plus tard dont il réchapperait.

Nous allons parcourir de façon simple au long de cette étude biblique, différents passages des lettres de Paul (mais aussi de l’Apocalypse) qui appliquent à la vie chrétienne la métaphore du sport.

Nous regrouperons les mots employés et les idées émises selon trois centres d’intérêt :
◆ Le combat et la lutte
◆ La course
◆ La victoire et le prix
En même temps, nous constaterons que ces mots et ces idées sont souvent entremêlés dans l’expression des lettres pauliniennes; nous garderons donc une certaine souplesse à travers une vue synthétique.

La lecture de ces versets est de nature à stimuler notre vie chrétienne trop souvent ramollie par le contexte matérialiste, permissif, et gnostique de notre époque.

Travaillez cette Petite Ecole Biblique, elle vous fera du bien !

Table des matières

LE COMBAT ET LA LUTTE
Vivre la foi est un combat
L’annonce de l’Évangile est un combat
Ensemble, en communauté
Combattre en priant les uns pour les autres

LA COURSE
L’homme qui court…
Ne pas courir pour rien
Courir avec persévérance
Veiller à ne pas être disqualifié
De manière à remporter le prix

LA VICTOIRE ET LE PRIX
Se préparer à recevoir la couronne
Les convertis sont la couronne de l’apôtre
Le prix … à recevoir là-haut — Ph 3, 13-14
La victoire du Christ est la nôtre — 1 Co 15, 57-58
Le prix à recevoir justifie notre labeur — 1 Co 15, 58
Du sport à la persécution — Ap 1, 9 – 3, 22
Qui est le vainqueur ?

CONCLUSION : VIVRE EN SPORTIFS DE DIEU

ANNEXES
Le secret de Saint Paul
Paul a-t-il assité aux jeux du stade ?
Ces sportifs qui ont la foi
Le père Samuel à Ninja Warriors

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65. Jésus exorciste

Si l’on revient une cinquantaine d’années en arrière, tous les récits évangéliques de miracles, et donc de guérisons et d’exorcismes, étaient systématiquement arasés par une exégèse démythologisante. Il était inconcevable d’envisager que les exorcismes ou guérisons accomplis par Jésus aient pu être réels.

Ces dernières décades, les méthodes d’analyse exégétique se sont multipliées et développées, nous permettant une analyse plus équilibrée. Par ailleurs, le réveil des charismes de guérison et de délivrance porté par le renouveau charismatique, même s’il a donné lieu à des déviances et des dérives, nous a plus ouverts à ce type d’action du Christ ressuscité au coeur de son Église et du monde.

Il se trouve que le ministère d’exorciste, reçu de l’évêque, m’oblige à relire de façon récurrente les récits d’exorcisme dans les évangiles, et à m’interroger sur le lien entre la pratique de Jésus et celle de l’Église aujourd’hui. Cette PEB, intitulée « Jésus exorciste » est le fruit de ces réflexions et recherches. Il faut reprendre encore et encore l’analyse de ces récits des évangiles pour nourrir notre pratique.

Je dois souligner l’apport décisif à la réflexion de la thèse de doctorat de Mme Christine Prieto, Jésus thérapeute. Quels rapports entre ses miracles et la médecine antique, Labor et Fides, Le Monde de la Bible n° 65, 2015, 640 p. Je m’en suis largement inspiré, au point de faire de cette étude un résumé de ses chapitres 3, et 7-10, me limitant, avec elle, à l’évangile selon saint Luc.

Nous commencerons par la séquence des exorcismes à Capharnaüm (Lc 4), pour nous attarder sur deux cas particuliers : le démoniaque « légion » (Lc 8), et l’enfant possédé et son père (Lc 9). Nous regarderons ensuite le texte en rapport avec la polémique sur l’origine du pouvoir de Jésus (Lc 11), avant de terminer sur la question de l’utilisation du pouvoir de Jésus par d’autres personnes que lui (Lc 9-10).

Je vous souhaite de belles découvertes.

Table des matières

OUVERTURE

EXORCISMES À CAPHARNAÜM — Lc 4, 31-41

LE DÉMONIAQUE LÉGION — Lc 8, 26-39

L’ENFANT POSSÉDÉ ET SON PÈRE— Lc 9,37-43

POLÉMIQUE SUR L’ORIGINE DU POUVOIR DE JÉSUS — Lc 11, 14-26

LA TRANSMISSION DU POUVOIR DE JÉSUS — Lc 9-10

CONCLUSION : L’AUTORITÉ VICTORIEUSE DE JÉSUS

ANNEXES

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Le pape François institue le dimanche de la Parole de Dieu

Lettre apostolique Aperuit illis

1. « Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures » (Lc 24, 45). Voilà l’un des derniers gestes accomplis par le Seigneur ressuscité, avant son Ascension. Il apparaît aux disciples alors qu’ils sont rassemblés dans un même lieu, il rompt avec eux le pain et ouvre leur esprit à l’intelligence des Saintes Écritures. À ces hommes effrayés et déçus, il révèle le sens du mystère pascal : c’est-à-dire que, selon le projet éternel du Père, Jésus devait souffrir et ressusciter des morts pour offrir la conversion et le pardon des péchés (cf. Lc 24, 26.46-47) et promet l’Esprit Saint qui leur donnera la force d’être témoins de ce Mystère de salut (cf. Lc 24, 49).

La relation entre le Ressuscité, la communauté des croyants et l’Écriture Sainte est extrêmement vitale pour notre identité. Si le Seigneur ne nous y introduit pas, il est impossible de comprendre en profondeur l’Écriture Sainte. Pourtant le contraire est tout aussi vrai : sans l’Écriture Sainte, les événements de la mission de Jésus et de son Église dans le monde restent indéchiffrables. De manière juste, Saint Jérôme pouvait écrire : « Ignorer les Écritures c’est ignorer le Christ » (In Is., prologue : PL 24, 17)

2. En conclusion du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, j’avais demandé que l’on pense à « un dimanche entièrement consacré à la Parole de Dieu, pour comprendre l’inépuisable richesse qui provient de ce dialogue constant de Dieu avec son peuple » (Misericordia et misera, n. 7). Consacrer de façon particulière un dimanche de l’Année liturgique à la Parole de Dieu permet, pardessus tout, de faire revivre à l’Église le geste du Ressuscité qui ouvre également pour nous le trésor de sa Parole afin que nous puissions être dans le monde des annonciateurs de cette richesse inépuisable. À cet égard, les enseignements de Saint Éphrem me viennent à l’esprit : « Qui donc est capable de comprendre toute la richesse d’une seule de tes paroles, Seigneur ? Ce que nous en comprenons est bien moindre que ce que nous en laissons, comme des gens assoiffés qui boivent à une source. Les perspectives de ta parole sont nombreuses, comme sont nombreuses les orientations de ceux qui l’étudient. Le Seigneur a coloré sa parole de multiples beautés, pour que chacun de ceux qui la scrutent puisse contempler ce qu’il aime. Et dans sa parole il a caché tous les trésors, pour que chacun de nous trouve une richesse dans ce qu’il médite » (Commentaires sur le Diatessaron, 1, 18).

Continuer la lecture de Le pape François institue le dimanche de la Parole de Dieu

64. Le monde à venir

Cette question est rarement abordée dans la catéchèse ou la prédication. On sent bien que la réponse est difficile et que les pièges pourraient être nombreux !

Plutôt que de chercher à donner un aperçu exhaustif des éléments bibliques, j’ai souhaité me limiter ici au chapitre 21 (et le début du ch. 22), qui termine le livre de l’Apocalypse.

C’est à cet endroit que Jean écrit : « Je vis la Cité sainte, Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel, de chez Dieu ; elle s’est faite belle, comme une jeune mariée parée pour son époux ». Et encore : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux ; ils seront son peuple, et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu. »

Cette vision du chapitre 21 nous en dit beaucoup sur le monde à venir. Il vient d’en haut; il est don de Dieu, mais incorpore le travail de l’homme; c’est une ville. Elle est le lieu de cohabitation, de communion de l’humanité avec le Dieu trinitaire : le Père qui accomplit cette création nouvelle, le Fils qui est l’Agneau et le Pasteur, le Flambeau; l’Esprit qui abreuve surabondamment de la vie divine.

Je vous laisse découvrir et contempler.

Table des matières

OUVERTURE : le monde à venir ?
Ne pas oublier le plan du livre
La 7° partie de l’Apocalypse

  1. QUATRE THÈMES BIBLIQUES ESSENTIELS
    Le thème de l’Épouse
    Le thème du Temple
    Le thème de la Jérusalem Nouvelle et de la Ville
    Le thème de la Nouvelle Création
  2. LE RENOUVELLEMENT DE TOUTES CHOSES
    La restauration universelle
    Je fais l’univers nouveau !
    L’héritage du vainqueur
  3. LA DESCRIPTION DE LA JÉRUSALEM NOUVELLE
    Elle a en elle la gloire de Dieu !
    Variations sur le chiffre 12
    Cubique, comme le Saint des Saints
    La matière est devenue beauté
    Son flambeau, c’est l’Agneau
    Les nations marcheront à sa lumière
  4. LUMIÈRE ET VIE — 21, 22 – 22, 5
    Le Fleuve de Vie
    Des arbres de Vie
    Plus de malédiction
    Ils verront sa face

CONCLUSION : garder l’équilibre

ANNEXES
Que faire de toutes ces visions ? — 22, 6-15
Signature du livre — 22, 16-21
L’unité profonde de la Révélation biblique
L’exhortation de la lettre aux Hébreux — 12, 18-24
Paul et sa vision du Paradis — 2 Co 12, 1-7
Jérusalem cité céleste, cité terrestre, dans l’art
Jérusalem céleste de Combourg
Céleste Jérusalem

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63. Âme-coeur-corps

Chez les penseurs de la Grèce antique notamment Platon et Aristote, il y a une opposition entre

  • le corps mortel, la matière et le terrestre d’une part,
  • et d’autre part l’âme immortelle, l’esprit, le céleste et le divin.
    Cette opposition se retrouve dans la formule du grec ancien :
    sôma sêma, le corps est un tombeau.

Très schématiquement, cette opposition a traversé les âges jusqu’à aujourd’hui, et s’inscrit dans le matérialisme ou le spiritualisme. Les matérialistes insistent sur les valeurs terrestres corporelles et pratiques au risque d’oublier toute dimension transcendante. Les spiritualistes insistent sur l’âme et l’esprit au risque de sombrer dans une idéologie désincarnée.

Pour échapper à ce dualisme que l’on retrouve dans la pensée de Descartes et qui a imprégné le Siècle des lumières jusqu’à bien des écoles de pensée contemporaines, il est important de revenir à la pensée biblique, et de rappeler, par exemple, l’étymologie de trois mots hébreux importants :
néfesh,
lév,
bâsâr.
C’est le parcours que je vous propose à travers cette étude biblique

Table des matières

OUVERTURE

  1. NÉFESH, GORGE, ÂME
    Néfesh, la gorge
    Néfesh est lié aux désirs et aux sentiments
    Psukhè, la vie physique des hommes
    Psukhè, la vie naturelle de la personne
  2. LÉV, COEUR
    Lév, le cœur
    Le coeur et les reins
    Le cœur, lieu de la relation à Dieu
    Le cœur de Dieu
    Donne-moi un coeur qui écoute
    Le coeur de Jésus
    Pause. Le cœur de Jésus, centre du corps du temps et de l’espace
  3. BÂSÂR, CORPS OU CHAIR
    Bâsâr, corps ou chair
    Âme, coeur et corps
    La chair et le corps

ANNEXES
Parcours de théologie historique
Le Verbe prit un corps

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Chaque jour, j'étudie la Bible !