Un idéal pédagogique centré sur le concept de la mémoire vivante
Durant près de trente ans (1931-1957), Marcel Jousse a régulièrement enseigné à la Sorbonne et dans différents instituts parisiens, sans aucune note, avec une stupéfiante capacité de mémoire où, selon sa collaboratrice Gabrielle Baron1, « tout s’enregistrait, se classait, s’ordonnait méthodiquement. » Le millier de cours magistraux qu’il a professés, ont été repris en sténotypie, puis méticuleusement dactylographiés sur près de 20 000 pages rassemblées en 75 fascicules.
Ce qui correspond à un travail considérable de Gabrielle Baron qui, dans un même élan, avait fait « enregistrer cinématographiquement les récitatifs de l’Évangile, afin de laisser après [elle], à la Fondation, en un document exact […] la méthode vivante de mémorisation globale étudiée au laboratoire, », sans pour autant malheureusement avoir pu « enregistrer ce récitatif dans le film… »
Tout pareillement, le ‘Vidéo-testament de Gabrielle Baron’ intitulé « Témoignage sur Marcel Jousse », enregistré en 1986 sur cassette VHS2, n’offre en rien la possibilité d’entendre la voix, ni de visionner les gestes du professeur Jousse. Ce qui est infiniment regrettable en raison des moyens techniques déjà à disposition au mitan du XXe siècle et du rôle particulier joué par l’intéressé en faveur de l’oralité.
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