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79. Le liban dans la Bible

Deux violentes explosions ont eu lieu à Beyrouth dans le quartier du port, mardi 4 août 2020, faisant 188 morts et 6500 blessés. Deux mois après la double explosion qui a ravagé le port, les conditions de vie restent très difficiles. La priorité est à la reconstruction avant l’arrivée de l’hiver. Mais le pays manque de tout. Comment espérer encore ?

Ces événements récents tournent nos coeurs vers le Liban, et tous les Libanais qui vivent parmi nous; et plus largement encore vers tous les chétiens d’Orient, si durement éprouvés ces dernières décennies.

Comment ne pas consacrer un numéro de la collection « Petite Étude Biblique » sur le Liban dans la Bible ? C’est l’objet de ces quelques pages que je vous fais parvenir, où les découvertes nous plongent dans un paysage et une géographie biblique qui nous sont encore trop étrangers… Et pourtant les allusions sont constamment présentes dans les pages de la Bible que nous lisons.

TABLE DES MATIÈRES

LE LIBAN ET LA TERRE PROMISE

LE TEMPLE DE JÉRUSALEM ET LE LIBAN

POÉSIE, MYSTIQUE ET PROPHÉTIE

LE NOUVEAU TESTAMENT

CONCLUSION — Quel salut pour le Liban ?

ANNEXES
Le cèdre du Liban
Le Mont Hermon
Le Liban contemporain
L’église maronite

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Père Henri Delhougne,

bénédictin, coordinateur de la nouvelle traduction officielle liturgique de la Bible (Salvator)

Père Henri Delhougne, moine bénédictin de l’abbaye de Clairvaux, coordinateur de la nouvelle traduction officielle liturgique de la Bible (Éd. Salvator), riche de plus de 25 000 notes explicatives. Je le connais pour avoir fait une partie de mes études de théologie avec lui à Strasbourg dans les années 1966…

La Bible demeure le livre le plus vendu de tous les temps, championne toutes catégories. Mais les spécialistes ne se satisfont pas de ce succès d’estime et de ce succès commercial ; les besoins évoluent et sans cesse sur le métier il faut remettre l’ouvrage. Une nouvelle traduction liturgique de la Bible sort aujourd’hui. C’est maison Salvator qui l’édite. Il s’agit d’un événement religieux, liturgique, éditorial, culturel – et cet événement fait l’objet d’une soirée de lancement, à partir de 18h30 au Collège des Bernardins. J’aurai le plaisir d’animer cet événement dont je vais vous présenter la teneur en avant-première, grâce à la présence du maître d’oeuvre de cette Bible liturgique, le père Henri Delhougne, moine bénédictin de l’abbaye de Clairvaux, dans le grand-duché du Luxembourg. C’est le coordinateur de la nouvelle traduction officielle, riche, car toute la nouveauté est là, de plus 25 000 notes explicatives.

Scripturae Sacrae affectus, une lettre apostolique du pape François

Datée du 30 sept. 2020, à l’occasion du 16° centenaire de la mort de Saint Jérôme

Une affection pour la Sainte Écriture, un amour suave et ardent pour la Parole de Dieu écrite, c’est l’héritage que saint Jérôme a laissé à l’Église à travers sa vie et ses œuvres. Les expressions tirées de la mémoire liturgique du saint[1] nous offrent une clé de lecture indispensable pour connaître, en ce XVIème centenaire de sa mort, sa figure imposante dans l’histoire de l’Église et son grand amour pour le Christ. Cet amour se subdivise comme un fleuve en de nombreux petits ruisseaux dans son œuvre d’infatigable chercheur, traducteur, exégète, profond connaisseur et vulgarisateur passionné de la Sainte Écriture ; d’interprète raffiné des textes bibliques ; d’ardent et parfois impétueux défenseur de la vérité chrétienne ; d’ermite ascétique intransigeant et de guide spirituel expérimenté, dans sa générosité et dans sa tendresse. Aujourd’hui, mille six cents ans après, sa figure demeure d’une grande actualité pour nous chrétiens du XXIème siècle.

Introduction

Le 30 septembre de l’année 420, Jérôme achevait son parcours terrestre à Bethléem, dans la Communauté qu’il avait fondée près de la grotte de la Nativité. Il se confiait ainsi à ce Seigneur qu’il avait toujours cherché et connu dans l’Écriture, le même qu’il avait déjà rencontré, souffrant de fièvre, comme Juge, dans une vision, peut être pendant le Carême 375. Lors de cet évènement qui marque un tournant décisif dans sa vie, un moment de conversion et de changement de perspectives, il se sent traîné en présence du Juge : « Interrogé à propos de ma condition, j’ai répondu que j’étais chrétien. Mais celui qui siégeait ajouta “Tu mens ! tu es cicéronien, non pas chrétien” »[2]. En effet, Jérôme avait aimé dès son plus jeune âge la limpide beauté des textes classiques latins, en comparaison desquels les écrits de la Bible lui paraissaient, initialement, bruts et incorrects, trop rudes pour son goût littéraire raffiné.

Cet épisode de sa vie favorise sa décision de se dédier entièrement au Christ et à sa Parole, en consacrant son existence à rendre toujours plus accessibles aux autres les lettres divines, par son infatigable travail de traducteur et de commentateur. Cet évènement imprime à sa vie une nouvelle et plus décisive orientation : devenir serviteur de la Parole de Dieu, comme amoureux de la « chair de l’Écriture ». Ainsi, dans la recherche continue qui caractérise sa vie, il met en valeur ses études de jeunesse et la formation reçue à Rome, en réorganisant son savoir au service plus mature de Dieu et de la communauté ecclésiale.

C’est pourquoi saint Jérôme entre de plein droit parmi les grandes figures de l’Église antique, dans la période qui est définie comme le siècle d’or de la Patristique, un véritable pont entre Orient et Occident : il est un ami de jeunesse de Rufin d’Aquilée, il rencontre Ambroise et entretient une abondante correspondance avec Augustin. En Orient, il connaît Grégoire de Nazianze, Didyme l’Aveugle, Epiphane de Salamine. La tradition iconographique chrétienne le consacre en le représentant avec Augustin, Ambroise et Grégoire le Grand, parmi les quatre grands docteurs de l’Église d’Occident.

Mes prédécesseurs ont déjà voulu rappeler sa figure en diverses circonstances. Il y a un siècle, à l’occasion du quinzième centenaire de sa mort, Benoît XV lui a dédié la Lettre encyclique Spiritus Paraclitus (15 septembre 1920), en le présentant au monde comme « doctor maximus explanandis Scripturis »[3]. Plus récemment, Benoît XVI a présenté dans deux catéchèses successives sa personnalité et ses œuvres[4]. À présent, pour le seizième centenaire de sa mort, je désire moi aussi rappeler saint Jérôme et proposer à nouveau l’actualité de son message et de ses enseignements, à partir de sa grande affection pour les Écritures.

En ce sens, il peut être mis en parfaite relation, comme guide sûr et témoin privilégié, avec la 12ème Assemblée du Synode des Evêques consacrée à la Parole de Dieu[5], et avec l’Exhortation Apostolique Verbum Domini (VD) de mon prédécesseur Benoît XVI, publiée juste ment en la fête du Saint, le 30 septembre 2010[6].

De Rome à Bethléem

La vie et l’itinéraire personnel de saint Jérôme se consument le long des routes de l’empire romain, entre l’Europe et l’Orient. Né autour des années 345 à Stridon, aux confins de la Dalmatie et de la Pannonie, dans le territoire actuel de la Croatie ou de la Slovénie, il reçoit une solide éducation dans une famille chrétienne. Selon l’usage de l’époque, il est baptisé à l’âge adulte dans les années où il est étudiant en rhétorique à Rome, entre l’an 358 et l’an 364. Il devient pendant cette période romaine un insatiable lecteur des textes classiques latins qu’il étudie sous la conduite des plus illustres maîtres en rhétorique du temps.

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76. Quand tu auras vieilli

C’est avec raison qu’on souligne le caractère contemporain d’une longévité généralisée, du moins dans nos sociétés occidentales. Quel âge atteindrons-nous nous-même ? Comment allons-nous vivre nos dernières décennies ou années de vie ? Est-ce un problème, ou une chance ?

« La longévité est le don et le défi le plus récent, la seule ressource encore inexploitée du XXI° siècle. C’est le moment pour le plus grand pas de géant de nos âmes : les affaires sont maintenant de la taille de l’âme. L’entreprise est l’exploration à propos de Dieu ».

Cette Petite Ecole Biblique apporte des éléments de réflexion permettant acquérir le regard « biblique » sur le grand âge. L’occasion de constater que si la Bible réfère la vie à Dieu, elle ne parle guère différemment de nous des joies et des épreuves liées à l’âge. Cependant, elle nourrit en nous cette conviction : même lorsque sa vie est marquée par la faiblesse, la personne très âgée a des raisons de se considérer comme un instrument de l’histoire du salut. Une bonne nouvelle à partager !

TABLE DES MATIÈRES

VIVRE TRÈS LONGTEMPS ?

JOIES ET ÉPREUVES DE L’ÂGE

PASSER VERS LE PÈRE

ANNEXES
Regards croisés sur notre société
L’abandon comme dessaisissement
Les Vieux
Prière

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75. Les arbres

Nous sommes hélas familiarisés avec la déforestation massive qui touche le bassin amazonien.

Or la Bible a un grand respect des arbres, fruitiers du moins : « Si, en attaquant une ville, tu dois l’assiéger longtemps pour la prendre, tu ne mutileras pas ses arbres en y portant la hache ; tu t’en nourriras sans les abattre » (Dt 20, 19).

Dans la Bible, comme partout, deux groupes principaux occupent le terrain. Celui des arbres au bois de qualité ou aux troncs élevés, destinés à l’édification de maisons, de charpentes, à la confection d’ouvrages de marqueterie, d’ustensiles pour les soins domestiques. Et celui des arbres familiers, cultivés surtout pour leurs fruits, pour adoucir la vie quotidienne des humains.

TABLE DES MATIÈRES

I. DES ARBRES ET LEUR BOIS

LE CÈDRE
LE SYCOMORE
LE CHÊNE
L’ACACIA
LE PALMIER

II. DES ARBRES ET LEURS FRUITS

LE FIGUIER
LE GRENADIER
LA VIGNE
L’OLIVIER
L’HYSOPE

III. LA SYMBOLIQUE DE L’ARBRE
L’arbre, espace de vie
L’arbre de vie
L’arbre, lieu de rencontre
L’arbre, lieu de révélation
L’arbre, symbole des pouvoirs du monde
L’arbre, objet de culte païen
L’arbre, symbole d’une renaissance possible
L’arbre, symbole de fécondité
L’arbre, image du Royaume de Dieu

CONCLUSION — Les arbres de vie

ANNEXES
Le chêne affectionné par la Vierge Marie
Le mobilier de l’exode en bois d’acacia
Chronobiologie, sylvothérapie, shinrin-yoku
Déforestation inquiétante en Amazonie brésilienne

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