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Dictionnaire Jésus

Le Dictionnaire Jésus est une œuvre ambitieuse et cohérente. Mettant à la portée du public une somme inédite de science, sa publication est destinée àfaire date et s’inscrit pleinement dans la tradition des grands dictionnaires de « Bouquins ».

Ce Dictionnaire est une œuvre originale, qui puise dans le dernier état de la recherche internationale, souvent méconnu en France, sur l’énigme posée par Jésus de Nazareth. Il a été conçu dans un esprit scientifique, par une équipe restreinte, sous la direction de frère Renaud Silly, liée à l’École biblique et archéologique française de Jérusalem et qui rassemble une vingtaine d’auteurs français, belges, israéliens et américains. Cet ouvrage monumental répond parfaitement à l’objectif que ses maîtres d’œuvre se sont fixé : porter sur Jésus non un regard neuf, mais renouvelé, en partant du pays qui fut le sien, en le resituant sur sa terre originelle et au milieu de son peuple. Au plus près de ses sources, autrement dit. Tout en Jésus est juif, rappellent-ils. La judaïté du Christ court ainsi depuis ses origines jusqu’à la réception de son Évangile et à la fondation du christianisme. Elle offre un cadre de lecture novateur à de tous les événements soigneusement répertoriés de sa vie.

Le Dictionnaire fait une place très large, outre à la personne du Christ, à son enseignement et aux rites qui se réclament de lui. Ces différentes rubriques insistent sur les méthodes par lesquelles la science appréhende  » l’objet  » Jésus, sur son enseignement, sur la séquence Passion-Résurrection et enfin sur les divers contextes, géographique, historique et littéraire, de son action. Il est nourri d’abondantes références aux textes anciens, bases essentielles pour atteindre à une connaissance complète sur Jésus.

83. La prière de Jésus à Gethsémani

La prière de Jésus à Gethsémani, par laquelle s’ouvre la Passion du Christ, est une scène poignante, voire stupéfiante. L’importance capitale de ce récit tient à ce qu’il est une clé pour une intelligence approfondie du drame de la Passion, et du mystère de notre rédemption.

Au seuil de la Passion, notre foi aperçoit en pleine lumière l’Agneau chargé des péchés du monde, et Dieu, celui que ces péchés ont offensé, et que la mort obéissante, amoureuse et douloureuse du Sauveur, nouvel Adam, Fils de l’homme, Serviteur Souffrant, va réconcilier avec le monde.

Il est intéressant et nourrissant pour notre foi de pouvoir comparer les trois versions légèrement différentes que nous donnent les Évangiles synoptiques. Nous commencerons par celle de Marc, en la détaillant. Puis nous lirons celle de Matthieu, très proche. La surprise viendra sans doute de la façon originale dont Luc agence son propre récit. Dans une annexe, nous nous reporterons à un épisode propre à Jean, une sorte de prélude à la prière à Gethsémani; puis à deux versets de la Lettre aux Hébreux, qui semblent bien être un écho…

TABLE DES MATIÈRES

  1. LE RÉCIT EN MARC 14, 32-42
    Le texte de Marc 14
    A. Jésus et ses disciples — 14, 32
    B. Jésus, Pierre, Jacques et Jean — 14, 33-34
    C. Première démarche de prière — 14, 35-38
    D. 2° et 3° démarches de prière — 14, 39-42
  2. LE RÉCIT EN MATTHIEU 26, 36-46
    Le texte de Matthieu 26
    A. Un plan structuré
    B. L’originalité de Matthieu
    C. Un récit catéchétique
  3. LE RÉCIT EN LUC 22, 39-46
    Le texte de Luc 22
    Une structure par enveloppement
    Introduction
    A. Exhortation à la prière
    B. Jésus s’éloigne de ses disciples
    C. La prière de Jésus
    D. Dieu réconforte Jésus
    C’. La prière de Jésus
    B’. Le retour de Jésus vers ses disciples
    A’. Exhortation à la prière

EN CONCLUSION

UN PRÉLUDE À GETHSÉMANI EN JEAN 12, 20-33
Le texte de Jean 12
Grandeur et fécondité de l’heure de la Passion
Angoisse devant la dureté de l’heure — 27-29
Importance de l’heure — 30-33

L’ÉVOCATION DE GETHSÉMANI EN HÉBREUX 5, 7-8
Le texte de Hébreux 5
Indices d’une référence à la scène de Gethsémani
L’harmonisation avec les données évangéliques

Le mystère de Jésus (Pascal)

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Les pharisiens dans les évangiles et dans l’histoire

Synonymes de personnes hypocrites et perfides, les pharisiens ont mauvaise réputation, si on lit les Évangiles. A maintes reprises, le Christ déjoue leurs questions, lesquelles servent souvent à le piéger, en tout cas à le mettre à l’épreuve. Il faut au moins leur être redevable de ce service rendu à l’histoire : sans les pharisiens, il y aurait des répliques que Jésus n’aurait peut-être pas dites ou dont les évangélistes (les journalistes de l’époque) ne se seraient pas souvenus. Mais qui sont-ils au juste, ces pharisiens ?

Mireille Hadas-Lebel a mené l’enquête. Elle est professeur émérite d’histoire des religions à la Sorbonne, ancien professeur d’hébreu à l’INALCO. Les pharisiens dans les Évangiles et dans l’Histoire (Albin Michel)

Israël: découverte historique d’un manuscrit biblique vieux de 2 000 ans

L’État hébreu a dévoilé mardi 16 mars des fragments d’un parchemin biblique vieux de 2 000 ans découverts dans le désert de Judée, qualifiant cette découverte d’«historique» et d’une des plus importantes depuis celle des mythiques manuscrits de la mer Morte.

Les morceaux du manuscrit, rédigé en grec mais où le mot «Seigneur» est écrit en hébreu ancien, ont permis, selon les chercheurs israéliens, de reconstituer des passages des livres de Zacharie et de Nahum, issus du livre des douze petits prophètes de la Bible.

C’est la première fois depuis environ 60 ans que des fouilles mettent au jour des morceaux d’un parchemin biblique, selon l’Autorité israélienne des antiquités (AIA).

Opération dans le désert de Judée

Ils ont été retrouvés dans une caverne de la réserve naturelle de Nahal Hever, dans le cadre d’une opération nationale visant à lutter contre le pillage du patrimoine.

De premiers fragments avaient été découverts par des bédouins dans les années 1950 et 1960 dans cette caverne, explique toujours l’Autorité israélienne des antiquités à l’AFP. 

Pour mener à bien cette opération archéologique qui s’est étendue jusqu’à la partie du désert de Judée située en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, l’AIA a mis à disposition des archéologues des drones et du matériel de montagne.

Plus ancienne version de l’Ancien Testament connue

Outre les morceaux de parchemins, l’opération a mis au jour des pièces rares remontant à la révolte juive de Bar Kokhba contre les Romains (132-136 après J.-C.), mais aussi un squelette d’enfant momifié vieux de 6.000 ans et drapé dans un tissu, ainsi qu’un panier tressé datant de 10.500 ans, probablement le plus vieux du monde.

Depuis la découverte des manuscrits de la mer Morte il y a une plus d’une soixantaine d’années dans les grottes de Qumrân, les cavités rocheuses du désert de Judée sont devenues les cibles de pilleurs d’antiquités.

Ces 900 manuscrits sont considérés comme l’une des plus importantes découvertes archéologiques car ils comprennent des textes religieux en hébreu, en araméen et en grec, et la plus ancienne version de l’Ancien Testament connue.

Vatican News (Avec AFP)

Sœur Calduch-Benages, secrétaire de la Commission biblique pontificale

Dans un entretien, la bibliste espagnole nommée par le Pape François au poste de secrétaire de la Commission biblique pontificale – la première femme à occuper ce poste – exprime sa surprise et sa gratitude pour ce choix.

Debora Donnini – Cité du Vatican

C’est une femme qui a consacré avec passion sa vie aux études bibliques. Professeur d’Ancien Testament à l’Université pontificale grégorienne, spécialiste de longue date des Saintes Écritures, l’Espagnole Nuria Calduch-Benages, religieuse des Missionnaires de la Sainte Famille de Nazareth, a également participé aux travaux de la Commission d’étude sur le diaconat des femmes (2016-2019). La semaine dernière, elle a été nommée par le Pape secrétaire de la Commission biblique pontificale. Originaire de Barcelone, elle a rejoint pour la première fois cet organe du Vatican en 2014 avant d’y être reconduite en janvier dernier pour un nouveau mandat de cinq ans, jusqu’en 2025. Entre autres fonctions, elle est professeur invité à l’Institut biblique pontifical de Rome, collaboratrice assidue de la Fédération biblique catholique, membre éminent de revues spécialisées, ainsi que membre du comité scientifique de la revue Histoire des femmes (Université de Florence) et de la série « Tesis y Monografías » publiée par Verbo Divino (Estella). En 2008, elle a participé au Synode de la Parole en tant qu’experte.

Comment avez-vous vécu votre nomination au poste de secrétaire de la Commission biblique pontificale et quelle en est la signification?

Deux mots peuvent résumer ma réaction. D’une part, la surprise, car je n’aurais jamais imaginé recevoir cette nomination et d’autre part, la gratitude envers toutes les personnes qui m’ont faite confiance. Je pense que la présence des femmes dans cette commission, comme dans d’autres, est un élément positif et significatif qui ouvre des horizons dans l’Église.

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