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87. Je suis

En feuilletant l’évangile selon saint Jean, nous entendons Jésus nous dire :  » Je suis le pain de vie  » (6,35) ;  » Je suis la lumière du monde  » (8,12) ;  » Je suis la porte  » (10,9) ;  » Je suis le bon berger  » (10,11.14) ;  » Je suis la résurrection  » (11,25) ;  » Je suis le chemin, la vérité et la vie  » (14,6), etc.

C’est tellement coutumier, que cela n’attire plus notre attention. C’est pourquoi nous allons regarder de plus près les dix passages de cet évangile où Jésus révèle qui il est, de cette façon.

Si nous étudions les évangiles, ce n’est pas seulement pour découvrir le « Jésus de l’histoire », comme le ferait un historien en gardant sa distanciation critique. C’est aussi pour affermir notre foi en sa divinité.

Il ne suffit pas de dire : « On peut légitimement s’interroger sur sa divinité, puisque Jésus n’a jamais dit clairement qu’il était Dieu ». Il faut comprendre de quelle façon il affirme sa divinté. Son « Je suis » est, de ce point de vue, essentiel et incontournable.

Table des matières

I. « JE SUIS » DANS L’ÉVANGILE DE JEAN

  1. Le sens courant de « Je suis »
    Jésus dit « je suis » pour désigner un lieu
    Jésus dit « je suis » pour désigner une appartenance
    D’autres personnages disent « je suis »
  2. Jésus dit « Je suis » en un sens théologique
    a) “Egô eimi” avec un attribut explicite (14 fois)
    b) “Egô eimi” pour identifier celui qui parle (5 fois)
    c) “Egô eimi” à l’état absolu (4 fois)

II. « JE SUIS » DANS L’ANCIEN TESTAMENT

  1. Le sens courant de « Je suis »
  2. «JE SUIS » désigne le Nom divin de Yahvé (YHWH)
    a. Dans le Second Isaïe
    b. Dans le livre de l’Exode

III. « JE SUIS » DANS L’APOCALYPSE

IV. L’INTERPRÉTATION JOHANNIQUE DE « JE SUIS »

  1. « Je suis » avec un attribut
    Sept symboles
    Liés à la vie éternelle
    L’identité divine de Jésus
  2. « Je suis » pour identifier celui qui parle
    a) “C’est Moi (egô eimi), celui qui te parle” (4,26)
    b) “C’est moi (egô eimi). N’ayez pas peur” (6,20)
    c) “C’est moi (egô eimi)” (18,5)
    3.  « Je suis » à l’état absolu
    a) “Si vous ne croyez pas que Moi, Je Suis…” (8,24)
    b) “Alors vous saurez que Moi, Je Suis” (8,28)
    c) “Avant qu’Abraham existât, Moi, Je Suis” (8,58)
    d) “Vous croyiez que Moi, Je Suis” (13,19)

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ÉMISSIONS

La lettre aux Galates 2

Catéchèse du pape François – 2.  Paul véritable apôtre

Nous pénétrons peu à peu dans la Lettre aux Galates. Nous avons vu que ces chrétiens se trouvent en conflit sur la manière de vivre la foi. L’apôtre Paul commence à écrire sa Lettre en leur rappelant leurs relations passées, la difficulté due à l’éloignement et l’amour inchangé qu’il nourrit pour chacun d’eux. Il ne manque cependant pas de faire noter sa préoccupation pour que les Galates puisse suivre le juste chemin: c’est la préoccupation d’un père, qui a engendré les communautés dans la foi. Son intention est très claire: il est nécessaire de réaffirmer la nouveauté de l’Evangile, que les Galates ont reçu de sa prédication, pour construire la véritable identité sur laquelle fonder sa propre existence. Et il s’agit-là du début: réaffirmer la nouveauté de l’Evangile, celui que les Galates ont reçu de l’apôtre.

Nous découvrons immédiatement que Paul est un profond connaisseur du mystère du Christ. Dès le début de sa Lettre, il ne suit pas les bas arguments utilisés par ses détracteurs. L’apôtre “vole haut” et nous indique également comment nous comporter quand des conflits se créent au sein de la communauté. En effet, ce n’est que vers la fin de la Lettre qu’il est explicité que le noyau de la diatribe suscitée est celui de la circoncision, donc de la principale tradition juive. Paul choisit la voie d’aller plus en profondeur, car l’enjeu est la vérité de l’Evangile et la liberté des chrétiens, qui en fait partie intégrante. Il ne s’arrête pas à la superficie des problèmes, des conflits, comme nous sommes souvent tentés de le faire pour trouver immédiatement une solution qui donne l’illusion de mettre tout le monde d’accord avec un compromis. Paul aime Jésus et sait que Jésus n’est pas un homme-Dieu de compromis.  Ce n’est pas ainsi que fonctionne l’Evangile et l’apôtre a choisi de suivre la voie la plus exigeante. Il écrit ce qui suit: «En tout cas, maintenant est-ce la faveur des hommes, ou celle de Dieu que je veux gagner ? ». Il ne cherche pas à faire la paix avec tous. Il poursuit : » Est-ce que je cherche à plaire à des hommes ? Si je voulais encore plaire à des hommes, je ne serais plus le serviteur du Christ» (Ga 1,10).

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86. Rire et ironie

La Bible n’est pas un livre de plaisanteries et de petites histoires destinées à faire rire. Elle expose l’histoire de Dieu avec les hommes. L’Ancien Testament, élaboré entre le Xe et le IIe siècle avant Jésus-Christ, évoque le Dieu créateur dans sa majesté et son mystère, mais aussi la chute de l’homme, l’alliance de Dieu avec Israël, sa grâce ainsi que les infidélités du peuple élu.

En soi, tout cela ne prête guère à rire. Mais la Bible est aussi un livre humain. Rédigée par des hommes, elle fait place, à l’intérieur de la grande histoire, à la petitesse et aux faiblesses des humains. Cela se traduit parfois par des scènes, des mots ou des gestes comiques.

Je vous propose une approche partielle de cette réalité biblique : le rire, l’humour, la dérision, les moqueries, l’ironie…

TABLE DES MATIÈRES

I. DANS L’ANCIEN TESTAMENT

  1. Drôle de Dieu, drôles d’hommes !
    Les anthropomorphismes pour parler de Dieu et de son action
    Une tour microscopique !
    Une aide opportune…
    Quand on joue à cache-cache !
    Dieu se cache ou se révèle seulement de manière indirecte
    Drôles de comparaisons pour l’homme
  2. Une famille où l’on rit : Abraham, Sara, Isaac
    Le rire d’Abraham
    Le rire de Sara
  3. Des situations drolatiques et étonnantes
  4. L’ironie élémentaire de certains gestes symboliques des prophètes
  5. L’ironie de Job
  6. Moqueurs et moqueries
  7. La Bible met-elle des moqueries dans la bouche de Dieu ?

II. L’HUMOUR DANS LE N. T.

  1. Des scènes amusantes
  2. Jésus surprend
  3. Certains comportements de Jésus déroutent
  4. Jésus répond par des questions
  5. Certaines paroles et images utilisées par Jésus prêtent à sourire
  6. Son ironie mordante à l’égard des pharisiens
  7. À vrai dire, Jésus a-t-il ri ?
  8. Est-il une si grande joie sans rires et sourires ?
  9. Jésus et les apôtres objet de moquerie
    Les railleries dont Jésus fait l’objet sont fréquemment évoquées
    Les apôtres sont à leur tour confrontés aux moqueries de leurs contemporains
  10. L’humour et l’ironie des apôtres
    Moqués et attaqués, les apôtres recourent aussi à l’ironie pour se défendre
    Les lettres des apôtres : incitation ou mise en garde ?

CONCLUSION : la sagesse et l’humour de Dieu

ANNEXE : rires et sourires dans les textes apocryphes chrétiens

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LES ÉMISSIONS

La lettre aux Galates 1

Catéchèse du pape François 1 : Introduction

Chers frères et sœurs, bonjour!

Après le long itinéraire consacré à la prière, nous commençons aujourd’hui un nouveau cycle de catéchèses. J’espère qu’avec cet itinéraire de la prière nous avons réussi à prier un peu mieux, à prier un peu plus. Aujourd’hui, je désire réfléchir sur certains thèmes que l’apôtre Paul propose dans sa Lettre aux Galates. C’est une lettre très importante, je dirais même décisive, non seulement pour mieux connaître l’apôtre, mais surtout pour considérer certains arguments qu’il affronte en profondeur, en montrant la beauté de l’Evangile. Dans cette lettre, Paul rapporte de nombreuses informations biographiques, qui nous permettent de connaître sa conversion et la décision de mettre sa vie au service de Jésus Christ. En outre, il affronte plusieurs thématiques très importantes pour la foi, comme celles de la liberté, de la grâce et de la manière de vivre chrétienne, qui sont extrêmement actuelles parce qu’elles touchent de nombreux aspects de la vie de l’Eglise de nos jours. Il s’agit d’une lettre très actuelle. Elle semble écrite pour notre époque.

La première caractéristique qui ressort de cette Lettre est la grande œuvre d’évangélisation mise en œuvre par l’apôtre, qui au moins à deux reprises avait visité les communautés de la Galatie au cours de ses voyages missionnaires. Paul s’adresse aux chrétiens de ce territoire. Nous ne savons pas précisément à quelle zone géographique il se réfère, et nous ne pouvons pas non plus affirmer avec certitude la date à laquelle il écrivit cette lettre. Nous savons que les Galates étaient une antique population celte qui, à travers de nombreuses péripéties, s’était établie dans cette région étendue de l’Anatolie, dont le chef-lieu était la ville d’Ancyra, aujourd’hui Ankara, la capitale de la Turquie. Paul rapporte seulement que, à cause d’une maladie, il fut obligé de s’arrêter dans cette région (cf. Ga 4,13). Saint Luc, dans les Actes des apôtres, trouve en revanche une motivation plus spirituelle. Il dit qu’ils «parcoururent la Phrygie et le territoire galate, le Saint-Esprit les ayant empêchés d’annoncer la parole en Asie» (16, 6).

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85. Le partage des biens

La vie communautaire et fraternelle qui marque notre vie en Église sous différentes formes invite à mieux comprendre la place à faire au partage des biens avec ceux qui sont dans le besoin (dans une communauté de croyants). Est-ce une obligation ou une simple incitation ? Y a-t-il, selon les situations plusieurs modalités de partage ? Sur quels fondements cette incitation au partage est-elle faite ?

L’évangéliste Luc, dans Ac 4, 32, en faisant référence à Deutéronome 15, 4, fait un rappel théologique à la communauté d’une ordonnance prescriptive de Moïse. Il signifie ainsi que cette nouvelle donne dans la communauté naissante (« nul n’était dans le besoin ») manifeste l’accomplissement de Dt 15, 4.

Table des matières

I. LE PARTAGE DES BIENS — Dt 15, 1-11
Tout était commun entre eux
Le texte de Dt 15, 1-11
Pour introduire l’étude
A. L’année de la remise des dettes (Dt 15, 1-16)
Versets 1 et 2
Versets 3 et 4
Versets 5 et 6
B. La générosité à l’égard des pauvres (Dt 15, 7-11)
Versets 7 et 8
Versets 9-10
Verset 11
C. La remise des dettes et le don de ses biens 
Que nous révèle ce passage ?
De l’Ancien Testament au Nouveau

II. UN SOMMAIRE QUI ÉVOQUE LE PARTAGE DES BIENS — Ac 4, 31-35
A. Présentation
Pour introduire l’étude
Le texte de Ac 4, 31-35
B. La théologie en Actes 4, 31-35
Trois thèmes
Aucun indigent
C. Convergences et différences littéraires, contexte historique
Le contexte historique
Convergences et différences littéraires
D. Convergences et différences théologiques
Convergences et différences 1
Convergences et différences 2

III. DES RÉCITS DE PARTAGE DES BIENS en Ac 6, 1-7 et 11, 27-30
A. Actes 6, 1-7. L’élection de sept frères pour combler le besoin du service des tables
Le texte de Ac 6, 1-7
Découvertes
Analyse du récit
Doute sur la mise en commun des biens ?
B. Actes 11, 27-30. L’envoi d’une contribution au service des frères menacés par une famine
Le texte de Ac 11, 27-30
Une nouvelle évolution
C. Convergences et divergences entre Ac 6, 1-7 et Ac 11, 27-30
Ce qui est convergent
Ce qui est divergent
D. L’évolution pragmatique du partage de bien de Ac 6, 1-7 et 11, 27-30
E. De la justice du partage à l’éthique du partage

EN CONCLUSION
Une recherche
Les principaux résultats

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