La Bible, traduction liturgique, avec notes explicatives

Fin septembre, à l’occasion des 1600 ans de la mort de saint Jérôme, traducteur de la Bible en latin, une nouvelle édition des Écritures est parue chez Salvator. Il s’agit de la traduction liturgique de la Bible datée de 2013, accompagnée d’un corpus important de notes explicatives -plus de 25 000 notes explicatives pour un ouvrage de près de 2 kg ! Une soirée de lancement a été organisée en présence du directeur des travaux, Henri Delhougne, moine bénédictin à l’abbaye Saint-Maurice de Clervaux (Luxembourg) qui a notamment expliqué pourquoi nous avons besoin d’être accompagné dans notre lecture du texte sacré. Enregistré le 30 septembre 2020 au Collège des Bernardins (Paris).

77. Le serpent vaincu

L’iconographie nous représente souvent le serpent placé sous les pieds de la Vierge Marie. Si Eve a été trompée par le serpent (2 Co 11, 3), Marie est la Femme arrachée par Dieu aux attaques du serpent (Ap 12, 13-16). Et avec elle, toute l’Église…

Mais qui donc est ce serpent biblique, qui développe dès les premières pages de la Bible le dialogue de la tentation ? Cet antique serpent, dont la défaite est due à la descendance de la Femme, le Diable ou le Satan, comme on l’appelle, le séducteur du monde entier a été jeté sur la terre… Il est donc probable que sa route croise la nôtre, un jour ou l’autre, voire même en permanence…

Il nous faut y regarder de plus près en feuilletant la Bible pour mieux connaître celui qui se cache derrière ce symbole : que signifie l’image du serpent et ses figures dans la Bible, quel sens donner au dialogue du serpent avec Eve, pourquoi nous est-il finalement présenté uniquement sous l’angle de la défaite ? Telle sont les questions, parmi d’autres, auxquelles nous allons tenter de trouver quelques réponses…

Table des matières

LE SERPENT
La physiologie du serpent
Un animal impur
Un animal rusé
Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière
Un animal méchant, hypocrite, venimeux

LE DIALOGUE DU SERPENT
1° degré. Le jardin non gardé
Un message brouillé et dénaturé
L’entrée dans l’illusion
Non plus gardien mais propriétaire
2° degré. La fuite devant Dieu
Le début de la peur
3° degré, le rejet de la faute sur l’autre et l’endurcissement du cœur

AUTRES FIGURES DU SERPENT
Le Léviathan
Le Serpent d’Airain
Une figure du Christ crucifié
Race de vipères

SERPENT ET MAGIE
Le bâton de Moïse
Domination sur le serpent

LE SERPENT VAINCU
Le Protévangile
Le dragon de l’Apocalypse
Défaite totale à application différée

ANNEXES : les adorateurs du serpent
Les ophites ou naassènes
Les Pères de l’Église, saint Thomas d’Aquin et les ophites
Supplique à Saint Michel Archange

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ÉMISSIONS

Père Henri Delhougne,

bénédictin, coordinateur de la nouvelle traduction officielle liturgique de la Bible (Salvator)

Père Henri Delhougne, moine bénédictin de l’abbaye de Clairvaux, coordinateur de la nouvelle traduction officielle liturgique de la Bible (Éd. Salvator), riche de plus de 25 000 notes explicatives. Je le connais pour avoir fait une partie de mes études de théologie avec lui à Strasbourg dans les années 1966…

La Bible demeure le livre le plus vendu de tous les temps, championne toutes catégories. Mais les spécialistes ne se satisfont pas de ce succès d’estime et de ce succès commercial ; les besoins évoluent et sans cesse sur le métier il faut remettre l’ouvrage. Une nouvelle traduction liturgique de la Bible sort aujourd’hui. C’est maison Salvator qui l’édite. Il s’agit d’un événement religieux, liturgique, éditorial, culturel – et cet événement fait l’objet d’une soirée de lancement, à partir de 18h30 au Collège des Bernardins. J’aurai le plaisir d’animer cet événement dont je vais vous présenter la teneur en avant-première, grâce à la présence du maître d’oeuvre de cette Bible liturgique, le père Henri Delhougne, moine bénédictin de l’abbaye de Clairvaux, dans le grand-duché du Luxembourg. C’est le coordinateur de la nouvelle traduction officielle, riche, car toute la nouveauté est là, de plus 25 000 notes explicatives.

Scripturae Sacrae affectus, une lettre apostolique du pape François

Datée du 30 sept. 2020, à l’occasion du 16° centenaire de la mort de Saint Jérôme

Une affection pour la Sainte Écriture, un amour suave et ardent pour la Parole de Dieu écrite, c’est l’héritage que saint Jérôme a laissé à l’Église à travers sa vie et ses œuvres. Les expressions tirées de la mémoire liturgique du saint[1] nous offrent une clé de lecture indispensable pour connaître, en ce XVIème centenaire de sa mort, sa figure imposante dans l’histoire de l’Église et son grand amour pour le Christ. Cet amour se subdivise comme un fleuve en de nombreux petits ruisseaux dans son œuvre d’infatigable chercheur, traducteur, exégète, profond connaisseur et vulgarisateur passionné de la Sainte Écriture ; d’interprète raffiné des textes bibliques ; d’ardent et parfois impétueux défenseur de la vérité chrétienne ; d’ermite ascétique intransigeant et de guide spirituel expérimenté, dans sa générosité et dans sa tendresse. Aujourd’hui, mille six cents ans après, sa figure demeure d’une grande actualité pour nous chrétiens du XXIème siècle.

Introduction

Le 30 septembre de l’année 420, Jérôme achevait son parcours terrestre à Bethléem, dans la Communauté qu’il avait fondée près de la grotte de la Nativité. Il se confiait ainsi à ce Seigneur qu’il avait toujours cherché et connu dans l’Écriture, le même qu’il avait déjà rencontré, souffrant de fièvre, comme Juge, dans une vision, peut être pendant le Carême 375. Lors de cet évènement qui marque un tournant décisif dans sa vie, un moment de conversion et de changement de perspectives, il se sent traîné en présence du Juge : « Interrogé à propos de ma condition, j’ai répondu que j’étais chrétien. Mais celui qui siégeait ajouta “Tu mens ! tu es cicéronien, non pas chrétien” »[2]. En effet, Jérôme avait aimé dès son plus jeune âge la limpide beauté des textes classiques latins, en comparaison desquels les écrits de la Bible lui paraissaient, initialement, bruts et incorrects, trop rudes pour son goût littéraire raffiné.

Cet épisode de sa vie favorise sa décision de se dédier entièrement au Christ et à sa Parole, en consacrant son existence à rendre toujours plus accessibles aux autres les lettres divines, par son infatigable travail de traducteur et de commentateur. Cet évènement imprime à sa vie une nouvelle et plus décisive orientation : devenir serviteur de la Parole de Dieu, comme amoureux de la « chair de l’Écriture ». Ainsi, dans la recherche continue qui caractérise sa vie, il met en valeur ses études de jeunesse et la formation reçue à Rome, en réorganisant son savoir au service plus mature de Dieu et de la communauté ecclésiale.

C’est pourquoi saint Jérôme entre de plein droit parmi les grandes figures de l’Église antique, dans la période qui est définie comme le siècle d’or de la Patristique, un véritable pont entre Orient et Occident : il est un ami de jeunesse de Rufin d’Aquilée, il rencontre Ambroise et entretient une abondante correspondance avec Augustin. En Orient, il connaît Grégoire de Nazianze, Didyme l’Aveugle, Epiphane de Salamine. La tradition iconographique chrétienne le consacre en le représentant avec Augustin, Ambroise et Grégoire le Grand, parmi les quatre grands docteurs de l’Église d’Occident.

Mes prédécesseurs ont déjà voulu rappeler sa figure en diverses circonstances. Il y a un siècle, à l’occasion du quinzième centenaire de sa mort, Benoît XV lui a dédié la Lettre encyclique Spiritus Paraclitus (15 septembre 1920), en le présentant au monde comme « doctor maximus explanandis Scripturis »[3]. Plus récemment, Benoît XVI a présenté dans deux catéchèses successives sa personnalité et ses œuvres[4]. À présent, pour le seizième centenaire de sa mort, je désire moi aussi rappeler saint Jérôme et proposer à nouveau l’actualité de son message et de ses enseignements, à partir de sa grande affection pour les Écritures.

En ce sens, il peut être mis en parfaite relation, comme guide sûr et témoin privilégié, avec la 12ème Assemblée du Synode des Evêques consacrée à la Parole de Dieu[5], et avec l’Exhortation Apostolique Verbum Domini (VD) de mon prédécesseur Benoît XVI, publiée juste ment en la fête du Saint, le 30 septembre 2010[6].

De Rome à Bethléem

La vie et l’itinéraire personnel de saint Jérôme se consument le long des routes de l’empire romain, entre l’Europe et l’Orient. Né autour des années 345 à Stridon, aux confins de la Dalmatie et de la Pannonie, dans le territoire actuel de la Croatie ou de la Slovénie, il reçoit une solide éducation dans une famille chrétienne. Selon l’usage de l’époque, il est baptisé à l’âge adulte dans les années où il est étudiant en rhétorique à Rome, entre l’an 358 et l’an 364. Il devient pendant cette période romaine un insatiable lecteur des textes classiques latins qu’il étudie sous la conduite des plus illustres maîtres en rhétorique du temps.

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76. Quand tu auras vieilli

C’est avec raison qu’on souligne le caractère contemporain d’une longévité généralisée, du moins dans nos sociétés occidentales. Quel âge atteindrons-nous nous-même ? Comment allons-nous vivre nos dernières décennies ou années de vie ? Est-ce un problème, ou une chance ?

« La longévité est le don et le défi le plus récent, la seule ressource encore inexploitée du XXI° siècle. C’est le moment pour le plus grand pas de géant de nos âmes : les affaires sont maintenant de la taille de l’âme. L’entreprise est l’exploration à propos de Dieu ».

Cette Petite Ecole Biblique apporte des éléments de réflexion permettant acquérir le regard « biblique » sur le grand âge. L’occasion de constater que si la Bible réfère la vie à Dieu, elle ne parle guère différemment de nous des joies et des épreuves liées à l’âge. Cependant, elle nourrit en nous cette conviction : même lorsque sa vie est marquée par la faiblesse, la personne très âgée a des raisons de se considérer comme un instrument de l’histoire du salut. Une bonne nouvelle à partager !

TABLE DES MATIÈRES

VIVRE TRÈS LONGTEMPS ?

JOIES ET ÉPREUVES DE L’ÂGE

PASSER VERS LE PÈRE

ANNEXES
Regards croisés sur notre société
L’abandon comme dessaisissement
Les Vieux
Prière

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Chaque jour, j'étudie la Bible !