98. Les 7 montagnes de Matthieu

Jours d’été, jours de vacances… À la montagne, peut-être ? Mais si vous ne prenez pas de vacances, vous pouvez aussi « faire de la Bible à la montagne » dans l’évangile selon saint Matthieu…

En effet, la montagne apparaît 16 fois en Matthieu, et nous découvrons 7 montagnes plus particulières. Les localisations, fictives ou réelles, appartiennent pour quelques-unes en propre à Mt : la montagne de la tentation, la montagne des béatitudes, la montagne des guérisons et du rassasiement de la foule, enfin la montagne de l’envoi, soit plus de la moitié. Il y a donc tout lieu de croire que la montagne, dans le contexte matthéen, assume une signification originale qu’il nous faut explorer avec soin. Les sept montagnes de Matthieu nous réservent bien des surprises.

Je dédie cette étude biblique à mon évêque nommé à Annecy, en Haute-Savoie, pays de montagnes !

TABLE DES MATIÈRES

I. LA MONTAGNE DE LA TENTATION (Mt 4, 1-11)
Désert — Temple — Montagne
Un mouvement vers le haut
Une très haute montagne
Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre

II. LA MONTAGNE DES BÉATITUDES (Mt 5,1 – 8,1)
La montagne de l’enseignement
Les grands horizons de Mt
L’accomplissement de la Loi mosaïque
De Moïse à Jésus

III. LA MONTAGNE DES GUÉRISONS ET DU PAIN (Mt 15,29-39)
Le contexte : incursion, discussions, miracles
Le sommaire des guérisons — Mt 15, 29-31
Le banquet — Mt 15, 32-39
La table ouverte aux païens
Le modèle biblique sous-jacent
La montagne de Yahvé

IV. LA MONTAGNE DE LA TRANSFIGURATION (Mt 17,1-9)
Une expérience de prière
Voir le contexte
L’investiture royale de Jésus
La montagne de la gloire royale de Jésus

V. LA MONTAGNE DES OLIVIERS ET L’ENTRÉE ROYALE DE JÉSUS À JÉRUSALEM (Mt 21,1-17)
Un triple récit
Sous le signe de la Passion
L’entrée à Jérusalem
Un roi humble monté sur une ânesse
La purification du Temple
La louange des enfants
La prophétie de Zacharie réalisée

Va. LE MONT DES OLIVIERS ET LA VENUE DU FILS DE L’HOMME (Mt 24-25)
De l’affrontement à la rupture
Le temps de l’Église
Le siège du Fils de l’homme

Vb. LE MONT DES OLIVIERS, VIGILES À GETHSÉMANI (Mt 26, 36-46)
Les nuits à Gethsémani
Jésus et ses trois disciples
Prier pour affronter l’épreuve
L’obéissance totale au Père
L’importance du Mont des Oliviers

VI. LA MONTAGNE DU GOLGOTHA (Mt 27, 32-44)
Une montagne ?
Crucifiement
Dérision, ironie et défi
Au terme du chemin choisi

VII. LA MONTAGNE DE L’ENVOI (Mt 28, 16-20)
Déclaration, mission et promesse
Un rendez-vous sur une montagne ?
Faites des disciples
Promesse d’une assistance

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Accès à la présentation de la Petite École Biblique

Session d’été de la Fraternité Saint Marc

Du lundi 1er août 2022 17h au dimanche 7 août 14h

Session d’été : conçue pour les familles et ouverte à tous, elle vous permettra de goûter et d’accueillir l’Evangile selon la tradition orale des premiers chrétiens.

Elle sera co-animée par le sanctuaire de Pellevoisin et par la Fraternité Saint-Marc.

Contenu : Chant, messe, adoration, enseignement, jeux et ateliers inter-générationnels, veillées, sortie pique-nique à Montbel, visite à St Jean Espérance

Flyer de présentation

Qumran n’est pas un monastère d’Esséniens

Marie-Armelle Beaulieu, Terre Saint Magazine, Mai-juin 2022. « Il propose de parler de Qumrâniens, « un groupe spécifique dont l’an­thropologie sous-jacente reste à saisir ».Marie-Armelle Beaulieu, Terre Saint Magazine, Mai-juin 2022.

Il y a 75 ans cette année, le premier manuscrit de Qumrân faisait son apparition au marché noir des antiquités. Trois-quarts de siècle plus tard, le site archéologique n’a pas encore livré tous ses secrets et ce qu’on croyait savoir est fortement remis en cause. Si ce n’est pas un monastère essénien, qu’est donc Qumrân et à qui l’attribuer?

Qumrân com­mence avec une chèvre perdue. Comme une histoire à réca­pitulation, le point de départ est un fait anodin et, de l’anecdote en événements, le site archéolo­gique est devenu un incontour­nable des pèlerinages chrétiens. Mais que vient-on chercher à Qumrân? Et le trouve-t-on en réalité? Frère Dominique-Marie de l’École biblique et archéolo­gique française (Ébaf) en orga­nise régulièrement la visite mais son discours diffère singu­lièrement de celui des autres guides.

Pour un archéologue comme lui, la visite de Qumrân relève de la gageure. « Sur le plan ar­chéologique, c’est un fait que ce n’est pas le lieu le plus enthou­siasmant. Il n’y a pas grand­-chose à voir, ce n’est pas très spectaculaire. » Ce qui le motive est plutôt « d’éviter les ornières ». Et le dominicain de poursuivre :

« Le film (à l’entrée du parc na­tional NDLR) expose que Jean le Baptiste serait venu à Qumrân rencontrer la commu­nauté du Yahad essénien, la­quelle suivait une règle très stricte. Il est vrai que l’on a trouvé dans les grottes un ma­nuscrit avec une règle qui inter­roge tant elle préfigure le mona­chisme primitif. Mais est-ce la preuve qu’il y avait une com­munauté vivant ici ? L’impor­tante quantité de vaisselle re­trouvée lors des fouilles a fait estimer cette communauté de 100 à 200 personnes. Or le site ne se prête pas à accueillir la résidence permanente d’autant de monde. »

Frère Dominique-Marie est lancé et le mythe de la commu­nauté juive « monastique » subit ses premiers assauts. Comment un archéologue de l’Ébaf peut-il écorner la thèse d’un de ses éminents prédécesseurs, le frère Roland de Vaux ? Celui là-même à qui la Jordanie confia les fouilles qui s’échelonnèrent de 1951 à 1956.

« Les fouilles de de Vaux furent gênées en 1956 par la crise du Canal de Suez. Il eut du mal à terminer le projet. En 1967, après la guerre des Six-jours, le terri­toire fut occupé par Israël, et l’Ébaf, obéissant aux lois inter­nationales, interrompit les fouilles. La publication des manuscrits s’en trouva ralentie. Une campagne de presse hostile fut alors lancée: le Vatican au­rait imposé l’arrêt des travaux car les textes remettraient en cause la foi catholique ! » Le re­ligieux s’en amuse mais reprend son sérieux, réaffirmant que « l’Ébaf a obéi aux lois interna­tionales, lesquelles – de fait – ne prévoyaient pas une occupation de plus de 60 ans. Le procès fait à l’Ébaf de retenir l’information est sans fondement. »

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Sondage Alliance-Biblique-La Croix

Qui s’intéresse encore à la Bible ?

Texte : Élodie Maurot — visualisation : ÉCLAIRAGE PUBLIC — La Croix du 5 juin 2022.

Un sondage exclusif Ifop pour l’Alliance biblique française, réalisé en partenariat avec La Croix L’Hebdo, révèle que 27 % des Français possèdent une bible et que seuls 19 % la lisent. Pour les autres, la Bible demeure un « continent inexploré ». Pourtant, un Français sur quatre dit souhaiter mieux la connaître. à l’occasion de cette enquête d’opinion, dix personnalités racontent leur relation au Livre. 

Une « terra incognita ». Telle semble être la Bible pour une grande partie des Français. Les résultats du sondage « Les Français et la Bible », réalisé pour l’Alliance biblique française par l’Ifop montre que cet ouvrage plurimillénaire, monument de la culture mondiale et texte source des grands monothéismes, est loin, très loin, de faire partie du quotidien des Français. Sa présence et sa fréquentation continuent même de diminuer, à un rythme qui s’accélère, si l’on en juge par comparaison avec de précédents sondages sur le même thème, réalisés en 2001 et 2010.

À la question de savoir s’ils possèdent une bible dans leur foyer, un quart des Français interrogés (27 %) répondent positivement. À l’inverse, les trois quarts (73 %) n’en possèdent aucune. Naguère, ils étaient encore 42 % (en 2001) et 37 % (en 2010) à en avoir une chez eux. « On constate une baisse importante (- 15 points) de la possession de l’objet en vingt ans et cette baisse se fait selon un rythme plus rapide ces dix dernières années », souligne Gautier Jardon, chargé d’études à l’Ifop.

Autre critère important pour évaluer la familiarité des Français avec la Bible, la fréquence de lecture. Or, 81 % des Français interrogés déclarent ne « jamais » la lire, un résultat « massif », relève Gautier Jardon. Parmi les 19 % qui déclarent lire la Bible, seuls 4 % le font au moins une fois par mois. « Le sondage manifeste la confirmation que la Bible reste d’un usage relativement élitiste. C’est une pratique rare et en déclin », analyse le sociologue Yann Raison du Cleuziou.

Ces chiffres très bas ne le surprennent pas. « En France, la familiarité avec la Bible n’a jamais été considérée comme un élément ordinaire de l’intégration religieuse. La religiosité populaire de référence repose sur des pratiques, des rituels et des dévotions, pas sur un rapport au texte », précise-t-il.

L’histoire des Français avec le Livre est de fait récente. « Cette histoire a été marquée par le conflit entre les catholiques et les protestants, qui a pesé lourdement dans cette affaire, rappelle l’historien Guillaume Cuchet. Dans le monde catholique, jusqu’au milieu du XXe siècle, il y a eu une défiance devant la diffusion de ce texte. Avant le concile Vatican II, la Bible est d’ailleurs un terme protestant. Chez les catholiques, on parle plutôt des Saintes Écritures. »

Il faudra attendre le milieu du XXe siècle pour que les choses changent, puis l’impulsion décisive du concile Vatican II (1962-1965), qui a remis la Bible au centre de la vie chrétienne et de la liturgie. « C’est dans les années 1960-1970 que le maximum de proximité entre les catholiques français et la Bible a été atteint, évalue Guillaume Cuchet. Et le décrochage que l’on aperçoit dans le sondage, à la fois dans la possession et la lecture du Livre, est à remettre dans cette séquence-là. »

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Chaque jour, j'étudie la Bible !